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Et si la donnée devenait le vrai capital réglementaire

ACTUALITÉ

| Et si la donnée devenait le vrai capital réglementaire ?

Ce que nous appelons encore des « tables, entrepôt de données… » n’est plus un simple entrepôt d’informations : c’est le nouveau capital réglementaire des banques. Et, comme tout capital, il se gère, se valorise… et s’harmonise.

Depuis dix ans, la densité réglementaire s’accompagne d’une granularité accrue, d’exigences de traçabilité « by design » et d’un basculement vers une vision intégrée de la donnée. La BCE a fixé la trajectoire avec l’Integrated Reporting Framework (IReF) : un cadre visant à harmoniser la collecte statistique au niveau européen, avec un démarrage prévu au T4 2029. Au-delà des statistiques, IReF est présenté comme une première étape tangible vers l’intégration des volets statistique et prudentiel. 

Dans le même mouvement, l’EBA et la BCE ont instauré en 2024 le Joint Bank Reporting Committee (JBRC) pour promouvoir des définitions communes et une intégration sémantique des données entre statistiques, supervision prudentielle et résolution. Objectif : réduire les doublons, baisser le coût de production et améliorer la qualité des données. 

Côté résolution, le SRB a intensifié ses attentes en matière de qualité, de cohérence avec FINREP/COREP, et de formats, en structurant davantage ses campagnes et ses contrôles. Le message est clair : on passe du « copier-coller » entre volets à la donnée réutilisable et traçable. 

Du silo à l’intégration : un tournant structurel

Historiquement, l’organisation par silos assurait l’expertise locale :

  • comptable pour FINREP,
  • prudentiel pour COREP,
  • liquidité pour LCR/NSFR,
  • juridique/gestion pour titres, émetteurs, entités,
  • résolution pour LDR / MREL-TLAC.

Mais ce modèle a un coût : duplications, écarts de granularité, versions différente et rapprochement délicat, contrôles manuels tardifs… donc retards, coûts et risques.

Le tournant actuel n’est pas qu’une nouvelle couche d’obligations ; c’est l’alignement des concepts : un même LEI, ISIN, BIC ou R-code doit circuler sans friction entre comptabilité, risques, liquidité, prudentiel et résolution ; une même règle de transformation doit produire le même résultat quel que soit l’usage. Avec IReF et le JBRC, les autorités consacrent l’ambition “définir une fois, réutiliser partout”. 

La digitalisation comme catalyseur d’un reporting intelligent

On passe de la machine à rapports à un système interconnecté : la donnée circule, se contrôle en continu et reste traçable de bout en bout. Concrètement :

  • Propagation des identifiants (LEI/ISIN/BIC/R-codes) dans tous les référentiels ;
  • Réconciliations programmatiques entre comptable, juridique et titres ;
  • Contrôles dynamiques (règles DPM/XBRL, seuils métiers) au fil de l’eau ;
  • Audit trail nativement réglementaire (qui, quoi, quand, selon quelle règle) ;
  • Gestion sémantique (dictionnaire unique, lignage logique → physique).

Dans ce cadre, l’initiative BIRD (Banks’ Integrated Reporting Dictionary) constitue un socle sémantique : concepts sans redondance, transformations documentées, extraction unique puis transformations gouvernées – un appui concret à la réutilisation.

Ce que l’harmonisation signifie, très concrètement

1. Un langage commun des données : Un modèle partagé fixe les mêmes définitions (entités, instruments, opérations, valorisations). Les tables existantes ne disparaissent pas : on les relie à ce modèle via des règles versionnées.

Effet : tout le monde parle la même langue, de la Finance aux Risques.

 

2. Un glossaire et des règles intégrées “dans la chaîne” : Chaque donnée est définie une fois (période, devise, consolidation…). Les contrôles (équilibres, cohérences inter-report, règles DPM/XBRL) sont appliqués au fil du flux, pas seulement en fin de course.

Effet : moins de rattrapages de dernière minute, plus de fiabilité.

 

3. Des identifiants solides et des référentiels maîtrisés : Les identifiants LEI/ISIN/BIC/UTI (les “plaques d’immatriculation” des entités, titres, banques, transactions) se propagent automatiquement. Un référentiel maître (entités, contreparties, titres) garantit une golden source historisée et partagée.

Effet : réconciliations fluides, ambiguïtés levées, traçabilité renforcée.

 

4. Une seule chaîne de production, multi-sorties : De la source à la remise : collecte → standardisation → enrichissements → moteur de règles → publication (XBRL/CSV). Une chaîne unique, plusieurs livrables (FINREP, COREP, LCR/NSFR, SRB… et demain IReF).

Effet : produire une fois, réutiliser partout, sans copier-coller.

 

5. Une gouvernance qui mesure la valeur : Rôles clairs, rituels communs Finance/Risques/Data, arbitrages rapides. Quelques KPI simples : délais, taux d’erreur, coûts de correction, volumétrie, taux de réutilisation.

Effet : la donnée devient un actif piloté, pas un coût subi.

Impacts mesurables (qualité, délais, coûts, risques)

  • Qualité : baisse des écarts inter-report, moins d’“ajustements tardifs”, convergence durable dans le dialogue superviseur.
  • Délais : cycles de production raccourcis grâce aux contrôles en amont et à la réconciliation continue.
  • Coûts : moins de duplications, moins de “maintenances locales”, effets d’échelle.
  • Risques : traçabilité robuste, auditabilité renforcée, résilience lors des évolutions DPM/DQ.

Ces bénéfices sont précisément ceux recherchés au niveau européen : réduire la charge, améliorer la qualité et promouvoir la réutilisation. C’est l’ambition d’IReF et du JBRC ; les acteurs qui s’y préparent tôt capitaliseront davantage lorsque la convergence statistique / prudentielle / résolution s’accélérera. 

Pièges classiques (et comment les éviter)

  • Reproduire les silos… dans le cloud. Sans modèle d’entreprise, dictionnaire et règles communes, on ne fait que déplacer le problème.
  • Sous-investir le MDM (master data management). Pas d’harmonisation durable sans identifiants fiables (LEI/ISIN/BIC) et gouvernés.
  • Confondre “XBRL-first” et “Data-first”. L’XBRL est une sortie ; l’unification sémantique est le cœur.
  • Isoler la transformation dans l’IT. Le sens des données est métier ; la traduction est technique ; la responsabilité est partagée.

Angle macro-européen : une convergence progressive, mais irréversible

La BCE a clarifié le calendrier IReF pour donner de la visibilité (tests/pilotes avant la bascule, T4 2029). À court terme, le JBRC fait avancer la sémantique commune, tandis que le SRB renforce ses campagnes de qualité et la discipline XBRL. La trajectoire est lisible : définir (JBRC/BIRD) → harmoniser (IReF) → intégrer (statistique, prudentiel, résolution). 

Pourquoi agir maintenant ?

  • Aligner les définitions prend du temps : commencer tôt, c’est capitaliser à chaque cycle.
  • Les outils seuls ne suffisent pas : ni un catalogue de données ni un format standard (XBRL) ne créent la convergence sans modèle commun et règles partagées.
  • Les nouvelles DPM et campagnes SRB accentuent les contrôles : elles révèlent les incohérences si la base n’est pas unifiée.
  • L’Europe a donné la trajectoire : IReF T4 2029, JBRC opérationnel, BIRD comme tremplin pour éviter de “refaire” la donnée demain. 

Une révolution silencieuse, mais décisive

Harmoniser les « tables », c’est plus qu’un chantier IT : c’est réconcilier la donnée et la stratégie pour produire à coût moindre, dialoguer sereinement avec les autorités et mieux piloter les métiers. Le reporting de demain sera intelligent, intégré et humain – humain, parce qu’il repose d’abord sur des définitions partagées et des équipes alignées.

Et vous, où en êtes-vous ?

Sur quels chantiers d’harmonisation portez-vous l’effort et quels indicateurs partagez-vous pour piloter la valeur créée par votre capital réglementaire ?

Chez Lendys, nous aidons les directions Finance / Risques / Data à passer du diagnostic à l’exécution. Si le sujet est à l’étude, nous pouvons en discuter.

Romain MULLER

| Romain MULLER

Consultant Expert – Banque

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| Alexandre BRU

Associé Pôle Consolidation & Reporting IFRS / Prudentiel

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